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Hénault

Ces quelques pages sont dédiées à la douce mémoire de notre grand-mère, une grande dame bien en avance sur sa génération, qui menait sa barque comme bon elle l'entendait, parfois avec une main de fer dans un gant de velours.... Pas toujours facile à vivre pour son entourage...! Mais dont la sagesse a su laisser à ses petits-enfants, des souvenirs inoubliables ! Nous vous invitons à cheminer avec nous sur le sentier des souvenirs à la rencontre de nos ancêtres Hénault!

 

Rachel Héneault
1874 - 1961

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Naissance, le 8 décembre 1874 à Montréal, troisième enfant de Théophile Henry Hénault et Rachel Bélanger
Mariage, le 18 juin 1907 St-Jean-Baptiste de Montréal, à Eugène Ismaël François Leclaire
Décès, le 12 décembre 1961, à l'Hôpital Notre-Dame de Montréal Sépulture à St-Damien de Bedford (Qc)
  Lionel Joseph Armand Leclerc   1908 ~ 1984
  Armand Joseph Amable Leclair 1910 ~ 1978

 1874 ~ 1907 Montréal

 1908 ~ 1961 Stanbridge Station

La vie des femmes de cette époque se résume parfois à quelques lignes biographiques: femme, épouse et mère; elles naissent, elles vivent, elles meurent, un point, c'est tout! Mais ce qui semble se résumer parfois à très peu, ce qui n'est pas évident à l'oeil nu, est le contenu bien rempli de cette vie de femme, d'épouse et de mère. Ces femmes vivaient et travaillaient dans l'ombre, se devant d'être à la fois présentes, efficaces et surtout effacées!

Ce dernier rôle n'allait pas très bien à cette femme que fût ma grand-mère... Bien que jolie femme, il y a fort à parier que le rôle que l'on attendait d'elle fût là une des multiples raisons pour lesquelles elle ne se maria qu'à l'âge de trente-trois ans... Ce qui était plutôt inhabituel pour une jeune femme à cette époque. Malheureusement, son horloge biologique lui joua un vilain tour, et elle dût se contenter  d'une descendance se limitant à deux fils, alors qu'elle aurait aimé y ajouter quelques filles, pour bonne mesure.

Son époux, quant à lui, célibataire au moment de leur mariage, était agé de quarante et un ans. Cette tradition semble s'être perpétuée avec leurs deux fils, Lionel prit épouse en 1940  à l'age de trente-deux ans et son frère Armand en 1950 à l'age de quarante ans! Le célibat devait sûrement leur plaire, puisqu'ils étaient tous deux de grands colosses de belle apparence physique, avec un fort penchant pour la gente féminine...

Malheureusement, Eugène décéda en 1943, ne permettant pas à ses petits-enfants d'avoir la chance d'apprendre à mieux le connaitre, si ce n'est que par les multiples albums de photos collectionnés par son épouse Rachel, notre grand-mère, et les anecdotes racontées par la famille au cours des ans.

Toutefois la vie se chargea bien des choses, et notre grand-mère eut l'occasion de reprendre le temps perdu, puisque son fils Armand lui fit cadeau de huit petites-filles et d'un petit fils qui prirent rapidement la place que j'avais seule occuper pendant dix ans. Il était temps que j'apprenne à partager ! Au total, treize petits-enfants vinrent combler sa solitude de veuve. Encore là, il y a fort à parier qu'elle aurait parfois aimer savourer quelque peu cette solitude qu'elle avait appris à apprivoiser durant ces quelques années, avant le mariage de son fils Armand. Toutefois, comme il ne quitta jamais le nid familial après son mariage, il en fût fait de cette tranquilité des dernières années... Neuf enfants en bas age, nés entre 1951 et 1961, ont eu de quoi occuper tous ses moments libres !   Et chacun de nous a su emmagasiner une bonne réserve de souvenirs accumulés au cours des ans, que ce soit de bons ou de mauvais moments, ils font partie de la vie de tous les jours.

Toutefois, il y a de ces mystères que chacun de nous aujourd'hui  aimerait pouvoir élucider, et auxquels la généalogie n'a pa su apporter d'explication. Chacun d'entre nous retrouvent parmi ses souvenirs de ces petites choses inexplicables. Pour nous, ces fameuses berceuses indiennes entendues sur les genoux de notre grand-mère, et en dialecte montagnais s.v.p... Ses innombrables recettes culinaires et cette connaisance étendue des plantes, herbes et racines qu'elle a transmise à certaines d'entre nous, et qu'elle disait être de souche autochtone... Selon mon père, lorsque nous lui avons posé la question, sa mère était d'origine Montagnaise. Durant tout ce temps, nous n'avons jamais mis en doute ses connaissances et n'avons jamais même pensé à lui demander d'où elle tenait ces connaissances pour le moins inhabituelles dans la région où s'était établie notre famille.  Ce qui prouve à quel point nous prenons toujours tout pour acquis jusqu'à ce qu'il soit trop tard. Il n'y a aujourd'hui personne qui puisse répondre à nos questions, et toutes nos recherches généalogiques dans cette direction sont demeurées si l'on peut dire incomplètes. Il y a bien pami ses ancêtres de nombreux autochtones, mais aucun d'eux ne semblent d'ascendance montagnaise. Alors où et comment avait-elle appris la langue, les us et coutumes autochtones ? Peut-être ne le saurons nous jamais, et nous n'avons que nous à blâmer. Elle seule aurait pu y répondre et nous ne lui avons jamais même posé la question...

Soyons à l'écoute de nos parents et grands-parents,  ainsi que des personnes agées qui nous entourent. Evidemment, cela peut paraitre parfois ennuyeux, certains se répètent maintes et maintes fois. Qu'à cela ne tienne, un jour, on dira la même chose de nous. Et n'oublions pas qu'ils ont tous et chacun beaucoup à nous apprendre, si nous savons écouter... N'attendons pas qu'il soit trop tard!

 

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Graphiques par Lucie

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